Et si je m’installais ? – Suite

Ca y est, je l’ai fait. J’ai dit oui. Et depuis, je suis écartelée entre une grande joie et une terreur sourde.

Cette décision me réjouit car je vais enfin pouvoir exercer la médecine comme je l’entends, ma médecine. Je vais avoir mon cabinet, que je rangerai moi-même. Je ne perdrai plus mon temps à chercher les abaisse-langues dans tous les tiroirs en râlant .

Plus important encore, je vais avoir mes patients. Ils me choisiront, me feront confiance. Nous pourrons avancer ensemble, approfondir des situations que trop souvent je ne fais que survoler.

J’aurai un planning structuré, préalable nécessaire chez moi à la structuration de ma propre vie. Travailler ponctuellement 15 jours par ci, 15 jours par là, ça ne m’a jamais convenu.

Donc tout baigne. Sauf que je suis une trouillarde. J’ai l’angoisse de ne pas être à la hauteur, de faire des erreurs, de décevoir… La confiance en soi ne s’improvise pas.

Et comme j’aime bien me lancer des défis qui font flipper, j’ai accepté des gardes prochainement à SOS médecins, avant de débuter ma collaboration. Initialement je m’étais dit qu’une piqure de rappel en médecine d’urgence me ferait le plus grand bien. Maintenant…je peste contre moi-même (et je révise).

Bref, je suis très heureuse de mon choix, tout en cauchemardant toute les nuits, doux paradoxe. Vivement la suite !

 

 

 

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10 Commentaires

  1. Je félicite ton courage, et rien de plus normal de cauchemarder quand on commence une nouvelle vie. Raconte-nous surtout!

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  2. Félicitations!

    C’est pour quand le début?

    Réponse
  3. fredledragon

     /  octobre 18, 2012

    Il va falloir revoir le sous titre du blog!
    Bon courage pour le reste, et dis toi que c’est du bon stress…

    Réponse
  4. Bon courage !

    Réponse
  5. J’ai bien de l’admiration pour ta décision. Mais c’est la deuxième partie de ton texte qui m’incite à laisser un commentaire. J’ai fait des gardes à SOS pendant 2 ans, j’étais terrifiée avant de commencer, je révisais comment poser une perf, je m’étais fait une trousse de secours de folie, parée à injecter toutes les drogues possibles et inimaginables. En fait ça s’est avéré beaucoup moins rock n’ roll que je pensais, en tout cas en terme de médecine « d’urgence ». Par contre j’y ai appris énormément sur la façon dont je souhaitais exercer la médecine, le fait de ne faire que du domicile est incroyablement plus intéressant que ce que l’on pense. (les VAD en remplacement, c’est pas terrible). Quand j’y repense maintenant, passer du salon vieillot bourgeois à l’appart de 30 m2 où habitent 10 personnes, répondre à l’anxiété des parents la nuit devant des pleurs irréductibles, te retrouver à faire des gestes que tu pensais ne même pas connaître, tous ces moments ont probablement fait partie des meilleurs de ma pratique médicale.
    Profites à fond, ne te laisses pas déborder par la mauvais réputation que SOS peut parfois avoir, pratiques comme tu l’entends, sans prêter attention aux grincheux, et je peux te garantir que de nombreuses situations au cabinet te paraitront moins compliquées par la suite.

    Réponse
  6. Pascal Charbonnel

     /  octobre 18, 2012

    Bienvenue

    Réponse
  7. Hey, félicitations! C’est un grand pas, mais vu comme tu en parles, je suis sure que tu ne regretteras pas!

    Réponse
  8. Chouette!
    Certaines contraintes en s’installant mais aussi une plus grande liberté je trouve… Pour ma part aucun regret après 3 ans et demi!
    Have fun 🙂

    Réponse

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